Retrait de l’OIF : Cette décision met-elle à nu les manigances de la France contre l’Afrique ?
Les pays membres de la Confédération AES ont annoncé officiellement mardi 18 Mars 2025 leur retrait de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Les dirigeants de l’AES à travers le communiqué de presse conjoint des ministres en charge des affaires étrangères, ont énuméré certains facteurs ayant déclenché ce processus, reprochant cette institution de 55 ans d’existence, des comportements inacceptables à cette ère de la révolution africaine.
Elle est principalement accusée d’ingérence dans les affaires internes des Etats membres concernés par cette décision, de détournement de ses objectifs premiers, d’instrument politique au bénéfice de la politique française en Afrique. Elle est aussi accusée de partialité dans le cadre des sanctions qui ont été prises contre les pays en transition. Selon le communiqué, l’OIF avait appliqué de manière sélective des sanctions contre les pays en transition et sur la base de considération géopolitique.
Elle est reprochée de mépriser le choix souverainiste de ces Etats et d’avoir une attitude condescendante. Qu’il nous souvienne qu’un officiel français avait proposé comme moyen de reconquête de l’Afrique, les organisations et ONG œuvrant dans l’humanitaire, la culture ou sociale en général, le commerce et bien d’autres domaines, afin de réduire la présence militaire de la France sur le continent africain.
Ceci dit, ce sont les organisation et ONG dites humanitaires ou défenseurs des droits de l’homme, de la démocratie etc. qui ont pris la place des militaires en Afrique pour défendre et servir les intérêts de la France en Afrique. L’organisation internationale de la francophonie ne fait donc pas l’exception au regard des accusations qui ont été formulées à son encontre par les pays membres de la Confédération AES.
Une fois de plus, les dirigeants de l’AES montrent leur vigilance et expriment leur volonté de défendre bec et ongles les intérêts suprêmes de leurs Etats ; et de répondre efficacement aux aspirations profondes de leurs peuples.
Tassi Bamala